Présentation

Au cœur de Paris, dans l’enceinte de l’École militaire fondée le 18 janvier 1751 par Louis XV « pour entretenir et éduquer dans la guerre cinq cents jeunes gentilshommes », l’École de guerre prépare les meilleurs officiers supérieurs des armées françaises, amies et alliées à devenir les chefs militaires de demain. Ses valeurs d’exigence et d’excellence en font une référence et un vecteur de rayonnement de la France à l’international.

Héritière de plusieurs organismes dédiés à l’enseignement militaire supérieur, l’École de guerre moderne est née en 1993 sous l’appellation de Collège interarmées de défense en se substituant aux écoles supérieures de guerre de chacune des armées, à l’école supérieure de la gendarmerie nationale, à l’école supérieure de guerre interarmées et au cours supérieur interarmées. Elle a pris son nom d’École de guerre en 2011.

150 à 200 officiers supérieurs la rejoignent chaque année au terme d’un processus particulièrement sélectif. Ils ont tous assumé avec succès au cours d’une première partie de carrière des responsabilités opérationnelles et de commandement au sein de leur armée d’appartenance. Issus de l’armée de Terre, de la Marine nationale, de l’armée de l’Air, des différentes directions ou services ou encore de la Gendarmerie nationale, ils sont riches d’une expertise et d’une expérience d’une quinzaine d’années à la tête de leurs unités et sur les théâtres d’opérations (Afghanistan, Libye, Sahel, République Centrafricaine, Proche Orient…) où ils ont été déployés.

Ils sont rejoints par 80 à 100 stagiaires étrangers, qui représentent environ un tiers de l’effectif de la promotion. Plus de 60 pays choisissent ainsi chaque année de confier la formation de leurs officiers supérieurs à la France. Depuis 1993, ce sont plus de 2.500 officiers étrangers représentant 126 nationalités qui ont suivi une scolarité à l’École de guerre.

Ouverte sur l’interarmées, l’interministériel et l’international, pluridisciplinaire et s’appuyant sur de nombreux partenariats, la formation reçue est représentative de l’« approche globale », qui prévaut aujourd’hui dans la résolution des crises et dans les engagements en opération, dans un monde de plus en plus complexe, où les barrières du temps et de l’espace s’estompent chaque jour un peu plus.

L’École de guerre développe un projet centré sur chaque officier, qui tient compte de ses expériences passées et de ses orientations de carrière future, et qui le positionne en acteur de sa formation.

Elle propose à ces officiers de conforter leur culture générale militaire pour décrypter les clés du monde qui les entoure, elle fait effort sur les méthodes, qui permettent de valoriser leurs connaissances, et elle met l’accent sur l’expression orale et écrite pour accroître leur capacité à convaincre. Elle prépare ainsi des chefs compétents au leadership affirmé, qui commanderont demain les régiments, les bateaux ou les bases aériennes de nos armées.